Road trip en Camargue gardoise

En 2014, ce vaste territoire a obtenu le label Grand Site de France.
C’est cette mosaïque de paysages que j’ai choisi de vous présenter aujourd’hui, à travers ces quelques photos, qui selon moi reflètent bien l’âme et l’identité de la Petite Camargue…en espérant vous donner envie d’en découvrir plus par vous même…

Photo de couverture

La tour Carbonnière et ses marais fait partie des sites emblématiques de la Camargue gardoise. Cette sentinelle de pierre de 12 mètres de haut, se dresse au milieu des marécages, sur la commune de Saint-Laurent d’Aigouze. Bâtie au 13ème siècle en même temps que les remparts d’Aigues-Mortes, elle complétait le système de défense de la cité de Saint Louis. Elle fit également office de poste de péage sur la route du sel.

Des aménagements autour de cet édifice permettent aujourd’hui de se promener au milieu des marais et pour les plus courageux de monter au sommet afin d’admirer les vastes roselières qui l’entourent.

S’il y a bien un animal emblématique de ce territoire c’est le taureau de race Camargue.

Étang de la Marette près d’Aigues-Mortes.

C’est sur ce site que se trouve la Maison du Grand Site de France de la Camargue gardoise. Cet écomusée est dédié à la découverte de la faune et de la flore locale.
Un sentier de découverte a été aménagé et une exposition permanente vous propose d’en apprendre plus sur l’histoire et les traditions de ce territoire singulier.

Les remparts de la cité d’Aigues-Mortes fondée par Saint Louis.

Le nom d’Aigues-Mortes provient des marais et des étangs tout proches, appelés en occitan « lei aigas mortas » c’est à dire « les eaux mortes » en français.

Construite ex nihilo sur les terres marécageuses de Camargue, cette ville est le fruit d’une volonté : celle de Louis IX, de doter le royaume de France d’un accès à la mer Méditerranée.

Les 1640 mètres de fortifications sont élevés en deux vagues de construction :
– la première sous Philippe III le Hardi.
– la seconde sous Philippe IV le Bel qui fait achever l’enceinte.

Plus d’informations pour la visite : http://www.aigues-mortes-monument.fr/

La ville d’Aigues-Mortes est née en 1240 sur une fine bande de terre qui protège une lagune ouverte sur la mer.

Saint Louis bâtit la future tour de Constance et un château aujourd’hui disparu et il aménage des canaux vers la mer.

Cette tour achevée en 1248 est l’unique vestige du château. Elle en était surement le chatelet d’entrée, conçu pour être imprenable grâce notamment à des murs de 6 mètres d’épaisseur.

C’est une tour de guet et un phare. La salle haute servit plusieurs fois de prison :

  • au 14ème siècle, des templiers y sont emprisonnés.
  • au 18ème siècle, ce sont des protestants qu’on y enferme.

Le salin d’Aigues-Mortes représente environ 10000 ha. En effet, il s’étend sur 18 km du nord au sud et 13,5 km d’est en ouest. Sur cette superficie, 7000 ha sont aujourd’hui consacrés à la culture du sel dont 420 aux tables salantes.
Fait insolite : le salin s’étend sur 2 départements : le Gard (30) et les Bouches du Rhône (13) et donc sur les communes d’Aigues-Mortes, du Grau du Roi, de Saint Laurent d’Aigouze et des Saintes Maries de la Mer.

L’origine des salins remonte à l’antiquité où un ingénieur romain du nom de Peccius est chargé d’organiser la production du sel de mer à AIgues-Mortes pour couvrir les besoins alimentaires de la nouvelle province de l’Empire.

La vie du salin :
– en mars : la mise en eau du salin.
– au printemps : la concentration.
– en été : la cristallisation.
– en septembre : récolte du sel de mer.

C’est en 1856 qu’est créée la Compagnie des Salins du Midi.

Depuis 1950 la production est entièrement mécanisée sauf bien sûr pour la récolte de la fleur de sel.

Les produits des salins d’Aigues Mortes sont vendus sous deux marques :
– « La Baleine »
– « Le Saunier de Camargue »

On peut trouver du sel fin, du gros sel, et de la fleur de sel normale ou agrémentée d’herbes ou d’épices.

Plus d’informations pour la visite : http://www.visitesalinsdecamargue.com/

Vestiges du Fort de Peccais

Plus d’informations sur son histoire : http://ot-aiguesmortes.com/le-fort-de-peccais/

Pour s’y rendre : à Aigues Mortes, prendre l’avenue Frédéric-Mistral, passer devant le collège Joliot-Curie, continuer tout droit sur le chemin du Bousquet, à la fourche à gauche, passer devant le Caracolès, puis le mas du Bousquet et suivre le chemin entre les vignes de Listel, le long du canal du Bourgidou, pendant une dizaine de kilomètres.

Le trident camarguais

C’est l’outil de travail principal du gardian : un long manche en bois armé d’une douille conique en fer terminée par trois pointes.

C’est avec cet instrument que le gardian se fait obéir du taureau, en particulier lors du triage du bétail.

Manade St Louis

Ferrade

Application au fer rouge de la marque de la manade sur la cuisse gauche de l’anouble (taureau d’un an).

L’abrivado désigne la conduite des taureaux depuis les pâturages jusqu’aux arènes sous la surveillance des gardians.

Les empègues sont des petits dessins réalisés au pochoir autour des portes des maisons, dans certains villages où les traditions taurines camarguaises sont très marquées.

Aujourd’hui, ces dessins sont réalisés par les jeunes du village, dans le cadre des fêtes votives.
Ils passent de maisons en maisons vendre « le fougasset » pour financer les animations.
Les habitants qui apportent une participation se voient alors apposer près de leur porte, la fameuse empègue.

Autrefois, il s’agissait de fêter le départ pour le service national des jeunes hommes qui venaient d’avoir 18 ans. C’étaient les conscrits de « la classe » d’âge.

Ces pochoirs sont liés à la tradition camarguaise. Le dessin est accompagné des lettres VLJ signifiant Vive La Jeunesse et de l’année.

Vin des sables

Étang du Charnier

Les marais et étangs de Petite Camargue constituent l’habitat de nombreuses espèces d’oiseaux comme ici cette aigrette garzette.

Le Centre du Scamandre propose plusieurs parcours de visites autour de l’étang du même nom.

Réserve naturelle du Scamandre

Ragondin

La sagne

Plus d’informations sur : http://urlz.fr/5pg9

Haut de 27 mètres, le phare de l’Espiguette se trouve sur la commune du Grau du Roi.

Construit en 1869, il se trouvait initialement à 150 mètres du rivage. Aujourd’hui, il en est éloigné d’environ 700, suite à l’ensablement de la côte par les courants marins.

Les dunes de l’Espiguette.

On peut admirer de jolis couchers de soleil en Camargue gardoise !

Et voici quelques sentiers pour découvrir en profondeur la Camargue Gardoise

A bientôt pour de nouvelles escapades ici ou ailleurs…

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