Le Site mémorial du Camp des Milles

Le Camp des Milles qui se situe sur la commune d’Aix-en-Provence a été ouvert au public en 2012. Cette ancienne tuilerie devenue camp d’internement et de déportation, a été transformé en site mémorial : pour ne pas oublier et surtout ne pas reproduire les erreurs du passé…

« Il faut non seulement ne pas oublier, il faut aussi être prêt à réagir au cas où quelque chose se reproduirait n’importe où que ce soit d’ailleurs. » – Georges Wojakowski, témoin de l’internement au Camp des Milles.

Le Camp des Milles fut ouvert en septembre 1939 au sein d’une tuilerie, et sur un peu plus de trois ans d’activité, il vit passer plus de 10 000 internés.

Il connut trois phases successives d’internement :

  • de septembre 1939 à juin 1940 : un camp pour « sujets ennemis » (ressortissants du Reich).
  • de juillet 1940 à juillet 1942 : un camp pour « indésirables ».
  • d’août à septembre 1942 : un camp de déportation des Juifs.

Wagon souvenir de la déportation vers le camp d’Auschwitz (via Drancy) de 2000 hommes, femmes et enfants juifs, en 1942.

Site-Mémorial du Camp des Milles
40, chemin de la Badesse
13547 Aix-en-Provence
Tél. : 04 42 39 17 11

Plus d’information : http://www.campdesmilles.org/guide-pratique.html

Se souvenir…rester vigilant….aujourd’hui comme demain !

La visite du site se divise en trois parties :

  • un volet historique
  • un volet mémoriel
  • un volet réflexif
[photo Myriam Faïk]

Le parcours de visite, débute en nous expliquant la montée du fascisme, puis se poursuit sur l’histoire du camp entre 1939 et 1942, en nous replaçant dans le contexte local, national, européen et mondial de l’époque.

Une muséographie riche et intéressante qui vous plonge au cœur de l’Histoire !

Dans la partie mémorielle, le public a accès aux lieux historiques ayant servi à l’internement et à la déportation.

Nous avons ainsi accès aux traces laissées par les internés, comme ici à « Die Katakombe », qui était le lieu de refuge de la vie culturelle du camp.

Dortoirs des internés.

La partie réflexive expose quant à elle, d’autres génocides et actes de résistance du 20ème siècle (contre les Arméniens, les Juifs, les Tsiganes et les Tutsis)

Sont présentées ici différentes expériences scientifiques qui permettent de comprendre les engrenages et les mécanismes humains qui peuvent pousser les hommes à produire ces actes.

Le visiteur est ainsi invité à réfléchir sur le présent et l’avenir en prenant appui sur l’expérience historique.

Exposition « Regard d’ensemble » de Marc Ash – Installation « Mémoire de vigilants »

A bientôt pour de nouvelles escapades ici ou ailleurs…

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