Me voici sur la route, par une belle journée d’été, à la découverte des paysages du Luberon. Le chant des cigales accompagne cet voyage, les collines se découpent sous le ciel bleu, et l’air embaume le thym et la lavande. Mais cette escapade cinématographique a un goût particulier : elle me replonge dans les films qui ont bercé mon enfance. La Gloire de mon Père, Le Château de ma Mère, Jean de Florette, Manon des Sources… Des histoires de Provence intemporelles, tournées dans des villages au charme intact.
Premier arrêt à Mirabeau, où débute l’histoire de Jean de Florette. Puis direction Grambois, qui a servi de décor aux jeux d’enfants de Marcel Pagnol. Enfin, halte à Vaugines, dont l’église apparaît dans les scènes les plus poignantes de Manon des Sources. En parcourant ces lieux, je comprends mieux pourquoi Claude Berri et Yves Robert ont choisi ce coin de Provence pour donner vie à ces récits.
Cette escapade en Provence, sur les pas de Pagnol, c’est un road trip entre nature et villages du sud Luberon, entre souvenirs d’enfance et trésors du patrimoine provençal… Prêt(e) à me suivre ?
1ère étape : Grambois
Première halte de ce road trip nostalgique : Grambois, un petit village perché du Luberon qui semble tout droit sorti d’un décor de film… et pour cause ! Grambois à été utilisé comme lieu de tournage pour les scènes du village de La Treille, village ou Marcel passe ses vacances. C’est bien ici que plusieurs scènes de La Gloire de mon Père et du film Le Château de ma Mère ont été tournées, notamment sur la place du village, où l’on retrouve l’atmosphère authentique de la Provence d’antan.

En m’y promenant, j’ai presque l’impression d’entendre Joseph s’écrier « Venez boire cette eau merveilleuse, désaltérante et gratuite ! » près de la fontaine, ou bien les hommes se taquiner en jouant à la pétanque sous l’ombre des platanes. C’est également dans ce décor que se déroule le retour de la fameuse chasse au bartavelles. C’est bien ici, que Monsieur le Curé en apprend davantage sur les volatiles à Marcel et son père. Et c’est également ici « en flagrant délit d’humanité » que le père et le fils poseront pour la photo souvenir avec ces deux bartavelles.

Je me laisse ensuite guider au fil des ruelles pavées, bordées de vieilles maisons en pierre et de portes en bois patinées par le temps. C’est dans ces ruelles qu’a été filmé l’arrivée en calèche de la famille Pagnol accompagnée du père de Lili des Bellons. En levant les yeux, j’aperçois le campanile, qui se détache sur le ciel azur, témoin silencieux des siècles passés. L’église Notre-Dame de Beauvoir, avec son architecture romane et son porche remarquable, mérite une petite pause contemplative. C’est également ici qu’est filmée la sortie de messe dominicale.

En continuant ma balade, je traverse le mystérieux Passage des Templiers, vestige du Moyen Âge qui ajoute une touche d’histoire au charme du village. Ici, chaque pierre raconte une histoire, entre légendes et souvenirs de tournage. Grambois est un de ces endroits où l’on prend le temps de flâner, d’observer et de se remémorer les différentes scènes du film, bercé par le chant des cigales, le clapotis de la fontaine et le parfum du romarin. Un premier arrêt plein de poésie, qui donne le ton pour la suite du voyage…

2ème étape : Mirabeau
Seconde étape de ce voyage cinématographique : Mirabeau, un village emblématique du sud Luberon, où une grande partie des films Jean de Florette et Manon des Sources ont été tournés. Rebaptisé « Les Bastides Blanches » à l’écran, ce lieu est devenu indissociable des chefs-d’œuvre de Claude Berri, qui n’a pas hésité à investir des moyens colossaux pour recréer l’atmosphère des romans de Marcel Pagnol.

Sur la place de la fontaine, on reconnaît immédiatement l’un des décors clés du film. C’est ici que Jean de Florette, interprété par Gérard Depardieu, vient faire ses commissions avec sa famille, tandis que les villageois, accoudés au Bar de la Fontaine, jouent aux cartes et à la pétanque sous le regard moqueur de Daniel Auteuil et Yves Montand. Aujourd’hui encore, l’ambiance y est typiquement provençale : on s’y attarde pour boire un café en terrasse et imaginer les caméras tournant ces scènes mythiques.

Sur la margelle de la fontaine, impossible de manquer la statue de Manon, sculptée en bronze par JJ Mancardi, en hommage à Emmanuelle Béart et à son rôle bouleversant dans Manon des Sources. Juste derrière, la fontaine, symbole du drame qui se joue dans le film, rappelle à quel point l’eau est précieuse en Provence.

Mais l’histoire de Manon ne s’arrête pas à Mirabeau. Un autre village du Luberon a servi de décor à des scènes majeures du film, notamment l’une des plus marquantes de la saga. Il s’agit de Vaugines, où nous poursuivons notre voyage à travers le cinéma et la Provence authentique…
3ème étape : Vaugines
Dernière étape de cette escapade provençale : Vaugines, un petit village du Luberon où se sont tournées certaines des scènes les plus poignantes de Manon des Sources. En arrivant, difficile de ne pas reconnaître l’église Saint-Barthélémy, encerclée de ses platanes centenaires, qui n’a pas changé depuis le tournage. Restaurée récemment, elle dévoile toute la beauté de son architecture sobre et élégante.

C’est ici que se déroule la célèbre scène du mariage de Manon, devant la façade de l’église baignée de lumière. Juste à côté, le cimetière a servi de décor au dénouement tragique du film : la mort d’Ugolin, rongé par le remords. Et puis, il y a ce banc de pierre, encore là, où Yves Montand, alias le Papet, découvre qu’il est le grand-père de Manon et réalise, trop tard, l’ampleur de son erreur.

Flâner dans les ruelles paisibles de Vaugines, c’est retrouver un peu de l’atmosphère du film. Un lieu chargé d’émotions et de souvenirs, où le temps semble suspendu entre les histoires de Pagnol et la douceur de la Provence.
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Prendre la route à la recherche des lieux emblématiques des films inspirés de l’œuvre de Marcel Pagnol a été une véritable plongée dans mes souvenirs d’enfance. À chaque arrêt, que ce soit à Grambois, Mirabeau ou Vaugines, j’ai retrouvé ces paysages baignés de lumière et ces villages typiques du Luberon qui ont donné vie aux récits intemporels de La gloire de mon père, Le château de ma mère ou bien encore Jean de Florette et Manon des Sources. Mais cette aventure ne s’arrête pas là ! D’autres villages du sud de la France ont servi de décor à ces films, et je compte bien poursuivre mon exploration. De la garrigue aux collines en passant par les bastides et les sources secrètes, la Provence cinématographique réserve encore bien des surprises. Cet article évoluera donc au fil de mes découvertes, alors restez connectés pour la suite de mes virées provençales.
Et vous, avez-vous déjà visité l’un de ces lieux de tournage ? Quels souvenirs en gardez-vous ? En connaissez-vous d’autres ? J’ai hâte de lire vos impressions en commentaire !
Pour prolonger l’aventure et découvrir d’autres trésors du Luberon, retrouvez mon article sur une journée au cœur de la Provence ici.
A bientôt pour d’autres escapades ici ou ailleurs…




Pardot
15.05.2024 at 12:28L’église ce sont les scènes près du cimetière. Dont le twist final à la fin de Manon des Sources. Yves Montand est alors extraordinaire dans son jeu…
super initiative ce site.