Road Trip sur la Côte Vermeille

Et voilà comme promis je vous emmène avec moi à la découverte de la Côte Vermeille.

La Côte Vermeille c’est quoi tout d’abord ?
C’est cette portion de côte qui court entre Argelès-sur-mer et Port-Bou à la frontière espagnole. Nous serons donc pendant quelques jours, en terre catalane, dans les Pyrénées-Orientales (66).

Mais pourquoi ce nom ?
Parce-qu’avec la belle lumière qui règne ici, les roches schisteuses du massif des Albères tombant dans le bleu turquoise de la Méditerranée, prennent une jolie couleur ocre-rouge.

Etape 1 : Argelès-sur-Mer

Nous débutons de la plage du Racou à Argelès-sur-Mer et nous suivrons le chemin du littoral de crique en crique.

Plage du Racou

Table d’orientation.
Vue sur la plage du Racou d’un côté et sur le massif des Albères de l’autre.
En prime, une petite initiation aux vents de la région.

De très belles criques qui invitent à la détente et la baignade.

Tout au long du chemin vous découvrirez de très beaux points de vue…

Une côte sauvage et protégée qui émerveillera les amoureux de randonnées et de beaux paysages.

« Racou » signifie « recoin » en catalan.

Le hameau du Racou c’est un village dans la ville. Un petit coin charmant et pittoresque !

Les ruelles ensablées nous transportent presque à une autre époque. Il règne ici une atmosphère hors du temps.

Les petites maisons blanches aux volets colorés donnent une âme chaleureuse à ce petit coin d’Argelès.

Etape 2 : Collioure

Souvent nommée la perle de la Côte Vermeille, la ville de Collioure bénéficie d’un climat et d’un ensoleillement exceptionnels, qui ont su charmer au siècle dernier, le peintre Matisse et d’autres artistes, qui ont fait la renommée de ce petit port de pêcheurs aux maisons colorées.
Ne vous contentez pas de la balade classique en bord de plage ! N’hésitez pas à vous perdre dans les jolies ruelles du quartier du Mouré ; montez jusqu’au moulin puis au Fort St Elme pour admirer la vue ; partez à la découverte des nombreux vestiges militaires de la ville ; poussez les portes de l’église Notre Dame des Anges ; empruntez la jetée derrière la chapelle St Vincent et marchez jusqu’au phare vert ; suivez le chemin du fauvisme pour découvrir ce mouvement artistique ; faites une pause devant les barques catalanes ; et n’oubliez pas de déguster les spécialités locales : les anchois et les vins AOC de Collioure !

Vue sur l’église Notre Dame des Anges.

Collioure, c’est un paysage de carte postale, peu importe l’angle de vue

La Gloriette

Cet édifice au style mauresque se trouve dans le très beau parc Pams à la végétation luxuriante.

Le moulin se situe lui aussi dans le jardin Pams.

Datant du 14ème siècle, il a été restauré récemment en 2001 et aujourd’hui, il sert à produire l’huile d’olive de Collioure.

Vue imprenable depuis les hauteurs du jardin.

Le Fort St Elme

Ce fort militaire du 16ème siècle a été construit par Charles Quint, puis remanié plus tard par Vauban.

La forteresse imprenable ! Plus d’informations : https://www.fortsaintelme.fr/

Un beau panorama s’offre à vous depuis le Fort.

Au nord de la ville, derrière le fort Miradou, vous trouverez d’autres édifices appartenant au système défensif de la ville. Ici, le Fort Carré.

On retrouve ici encore le sentier du littoral, qui longe la côte, pour des balades agréables en bord de mer.

Tour de l’Etoile ou Fort Rond.

Vous retrouverez ces cadres dans différents lieux de la ville, c’est l’occasion de prendre une jolie photo !

Collioure, la ville des artistes.

Vous découvrirez de nombreuses galeries dans les ruelles de la cité colorée.

Devise du fauvisme : « la libération de la couleur. »

Le Château royal

Ce château a été aménagé entre 1276 et 1344 pour accueillir la cour des Rois de Majorque, en résidence d’été. Il est ensuite réaménagé en forteresse par les rois d’Aragon au 14ème siècle, puis au 17ème siècle par Vauban.

Les ruelles du quartier du Mouré aux couleurs de l’arc en ciel.

Le quartier du Mouré est l’ancien quartier des marins et des pêcheurs.

L’anchois, spécialité locale.

Aujourd’hui, deux familles continuent de perpétuer la tradition ancestrale de la préparation des anchois à la manière colliourencque : les maisons Roque et Desclaux.

La ville doit aussi sa renommée à son terroir viticole.

Partez à la découverte des célèbres vignes en terrasse qui permettent de produire les vins AOC de Collioure.

Etape 3 : Port-Vendres

Nous poursuivons notre route sur le littoral catalan jusqu’à Port-Vendres et ses 12 kilomètres de côte, que je vais vous faire (re)découvrir.
Dès l’Antiquité, la cité est connue pour son activité maritime. En effet, cette crique abritée est mentionnée dès le 6ème siècle av. J.-C., sous le nom de « Portus Veneris », c’est à dire le Port de Vénus, à cause d’un temple dédié à la déesse qui aurait été construit sur une de ses collines.
La ville connue plusieurs plans de développement successifs : sous les rois de Majorque, puis grâce à Vauban ou encore sous le règne de Louis XVI, comme en témoignent les nombreux vestiges militaires et autres monuments historiques encore visibles.
Faites une balade en partant du port de pêche, près de l’église, puis dirigez vous vers le port de plaisance, et après avoir passé le port de commerce, vous pourrez monter jusqu’au Cap Béar pour admirer la vue depuis le phare.
Poussez ensuite jusqu’à Paulilles, pour profiter d’une des plus belles plages du département.

En route vers le Cap Béar, n’oubliez pas de vous retourner pour admirer le panorama sur la ville.

La redoute Béar abrite aujourd’hui une exposition sur l’Algérie française.

Redoute du Fanal.
Juste derrière, vous trouverez l’anse de la Mauresque.

La petite église rose de Port-Vendres veille sur le port de pêche.

Ici aussi on retrouve des façades colorées tout au long de notre balade.

Ambiance méditerranéenne avec ces filets de pêche, ces voiliers et autres embarcations colorées.

Plage de l’Oli

Phare du Cap Béar.

Construit en 1905, il mesure 27 mètres de haut et il est aujourd’hui classé monument historique.

L’Anse de Paulilles s’ouvre sur trois belles plages sableuses :

  • plage de Bernardi
  • plage del Mitg
  • plage du Fourat

Le site de Paulilles est géré par le Conservatoire du littoral qui a réhabilité le lieu en 2008, pour vous en faire découvrir son histoire.

La grande cheminée de briques de 35 mètres de haut témoigne encore aujourd’hui de l’activité industrielle des lieux. En effet, une usine de dynamite Nobel fonctionnera ici de 1870 à 1984.

Le sentier du littoral vous permet de découvrir ces criques de sable ou de galets, ces rochers qui plongent dans la mer, et qui sont le paradis des plongeurs et des pêcheurs.

Prenez de la hauteur en empruntant la Route des Crêtes au dessus de Port-Vendres et montez admirer la vue depuis la tour de la Madeloc, vous ne serez pas déçus !

Panorama vertigineux sur notre prochaine étape…

Etape 4 : Banyuls-sur-Mer

Aujourd’hui, je vous emmène visiter la ville natale d’Aristide Maillol !
La jolie station balnéaire, s’étend entre mer et montagne, au pied d’un vignoble en terrasses qui a fait sa réputation.
Pour quelques heures, une journée ou une semaine, ce ne sont pas les activités qui manquent ici…
Partez à la découverte de l’oeuvre de l’enfant du pays, avec le circuit « Dans les pas d’Aristide… », dans les ruelles colorées de la vieille ville.
Rêvez à 20000 lieues sous les mers, à l’Aquarium du laboratoire Arago et découvrez la flore, au Jardin méditerranéen du Mas de la Serra.
Promenez vous le long du front de mer, sous les palmiers, ou bien allez flâner du côté du port, pour admirer les barques catalanes.
Aux beaux jours, vous pourrez également explorer les fonds marins préservés de la Réserve marine de Cerbère-Banyuls, et arpentez le sentier du littoral pour profiter des belles plages et criques du territoire banyulenc.
Mais surtout, n’oubliez pas de visiter le vignoble de Banyuls et de déguster son vin doux naturel, dans une des nombreuses caves de la ville.

Les charmantes ruelles en escalier de la vieille ville.

Circuit « Dans les pas d’Aristide… »

Plusieurs des œuvres du sculpteur sont à découvrir et admirer sur la Côte Vermeille.

Et toujours ces couleurs ensoleillées qui habillent les façades des maisons de la Côte Vermeille.

Jetez un œil aux belles demeures du front de mer…

…certaines sont vraiment très belles !

Pour les amateurs d’art vous pourrez visiter la dernière demeure de Maillol, aujourd’hui transformée en musée. Dans le jardin, « la Méditerranée » veille sur la tombe du sculpteur.

Petite pause sur l’île Grosse.

Panorama depuis l’île Grosse.

Cave Terres des Templiers
Visite et dégustation gratuite.
Plus d’informations : http://www.terresdestempliers.fr/

Etape 5 : Cerbère

Et nous voilà déjà arrivés à la fin de ce roadtrip. Pour cette ultime vadrouille, nous faisons halte à la « finis galliae » comme disaient les romains…c’est à dire à la frontière de la Gaule. Car en effet, nous sommes ici à seulement quatre kilomètres de l’Espagne.
Cerbère doit probablement son nom aux nombreux cerfs qui peuplaient les lieux dans l’antiquité.
Ce site est occupé depuis fort longtemps, mais Cerbère ne devient une ville à part entière, qu’à partir de 1888, date à laquelle elle s’émancipe de sa voisine.
C’est donc en venant de Banyuls, au détour d’un virage que vous découvrirez Cerbère et sa jolie crique, bien à l’abri du cap qui porte le même nom. Je vous conseille alors de flâner dans ses rues aux maisons colorées pour en découvrir son histoire, son architecture et son patrimoine naturel.

Encore et toujours de la couleur pour les maisons de la Côte Vermeille.

Le Belvédère du Rayon Vert.

Cet ancien hôtel de style art déco a été achevé en 1932. Classé aujourd’hui monument historique, cet édifice en forme de paquebot fait partie des incontournables à voir à Cerbère.

Les transbordeuses d’oranges.

Comme je vous le disais en introduction, nous sommes à la frontière avec l’Espagne.
Les voies ferrées espagnoles et françaises ne possèdent pas le même écartement ; si bien que les marchandises devaient alors être manutentionnées pour passer du wagon en provenance d’Espagne dans le wagon français disposé en face.
C’était des femmes qui exécutaient cette tâche fastidieuse et fatigante. En effet, pour transborder ces paniers d’oranges qui peuvent peser jusqu’à 20 kg, il faut 3 remplisseuses et 2 videuses.
Ce travail perdurera jusque dans les années 60 avec le changement d’essieu et le développement du trafic routier.

Architecture singulière et façades bariolées pour les maisons du quartier de la gare.

Cette église édifiée en 1885 est dédiée à la Vierge Marie, comme en témoigne l’inscription sur le fronton « Regnum Galliae Regnum Mariae », qui se traduit par « Royaume de France, Royaume de Marie ».

Direction Portbou…

L’anse de Cerbère.

Le phare solaire.

Situé au Cap Cerbère, ce phare est alimenté par des panneaux photovoltaïques. Achevé en 1982, il fut le premier phare solaire de France.

Très beau panorama sur les falaises du Cap Cerbère et au loin sur les côtes espagnoles.

Voilà, la route s’achève ici. Je vous remercie d’avoir suivi ce roadtrip sur la Côte Vermeille. J’espère que cela vous aura plu ? Et je vous dis à bientôt pour d’autres escapades ici et ailleurs…

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